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Eunuques de France (ou francophones) au secours

Posted: Sat Aug 28, 2010 5:45 am
by napunsaka (imported)
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Il était une fois… alors que… plus tout à fait enfant, pas encore adolescent alors que tous les garçons s’intéressent à leur pénis et à leurs testicules et se moquent des filles qui n’en ont pas, je me regardais dans la glace et me demandais pourquoi ce petit pénis joint à mon anus qui me donnait tant de plaisir devait se présenter désormais avec ces appendices-là… A cause de ces appendices devais-je avoir désormais honte de ces merveilleuses sensations ressenties parcourant tout mon corps à la seule vue des hommes dans la rue, sur les plages, dans les magazines ? Attirance précoce, violente, visible désir des hommes, des hommes de leur démarche, leur carrure, leur musculature etc. Je les désirais de tout mon corps, désirant en être entièrement pénétré, pénétré de cette force, de la virilité même. Mais voilà, désirer des hommes lorsqu’on n’était pas une femme ça voulait dire être un homo, un pédé, et donc astreint à tout un tas de choses sauf aimer / être aimé. Les hommes ordinaires, les nombreux, lorsqu’ils faisaient l’amour avec un autre homme demandaient tout ce qui me déplaisait, moi, irrésistiblement attiré par l’Homme, moi qui n’était pas une femme mais investi de cette jouissance féminine celle que connue Tirésias exacerba la jalousie des dieux olympiens

N’ai-je jamais pensé comme le prescrivent aujourd’hui les nouveaux canons sexuels tirés du discours scientifique et ses hypothèses scabreuses – avec tout le jargon tiré de l’exécrable DSM IV et ces dysphories de sexe / genre, compulsion etc. - ignorant volontairement la complexité de la nature humaine, n’ai-je jamais accepté alors d’être simplement une femme dans un corps d’homme ? Non. Seulement un homme, fleur ouverte, pour l’Homme et homme pour moi-même, totalement homme « après l’amour » infiniment plus homme que jamais. Accompli. Alors quoi ? Je suis une mâle. Au début de la maturité (en 1993) j’ai exploré littérairement et graphiquement mes fantasmes de castration et le Phantasme plus originel qui les fondait, j’ai cherché à m’informer et consulter, envisager de me faire castrer. Mon désir d’être castré était clair ; jouir pleinement de ma passivité mais préserver un corps viril, une masculinité affichée. Aucune information ne m’ayant été fournie, sinon à mesure où E.A était épris des discours médicaux et surtout sous l’emprise d’un moralisme religieux, pléthore d’informations techniques, de mises en garde aussi floues qu’impératives avec surtout une volonté farouche d’exclure tout érotisme… On ne parlait que sexualité. Alors j’ai cru comprendre que ce que je souhaitais c’était vouloir le beurre et l’argent du beurre … la castration chimique féminisait, la castration chirurgicale semblait priver de tout, et la castration rituelle ne conduisait qu’à des accidents souvent mortels … J’ai alors compris (vraiment ?) que je ne pouvais appartenir à aucun groupe avec qui échanger dans la vie de tous les jours, ici en France, ce qui n’est pas que « fantaisies », et donc, que par manque de ces contacts … je ne serais jamais cet homme libéré pouvant se donner, sans cette excroissance, insulte à la virilité, à un mari qui aurait désiré cette castration juste pour confirmer une union … ce n’est pas à 62 ans avec la gérontophobie des gays que … avec l’âge ça devient de plus en plus vraisemblable que je vais devoir vivre en fantasmes, en virtuel… sans plus. A moins que … Mais, non, je vais vivre un conte de fée, le raconter, histoire sans fin… il était une fois… à des eunuques réels ou imaginaires sur la toile et sur le terrain.

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